|
La caravane de Pâques deRoger Vercel
| Réalisé par
PIERRICK PIGEON |
le 04/02/2012 |
|
Les patrons pêcheurs Cancalais sont allés draguer des huîtres le jour de Pâques. Telle une punition divine pour ne pas avoir respecté le jour du Seigneur, une épidémie va ravager les parcs à huîtres, comme l'avait prédit la Yande, l'héroïne de ce roman de Roger Vercel.
J'ai véritablement dévoré ce livre qui nous immerge dans le milieu des pêcheurs du début du 20ème siècle et dans une société en pleine mutation. L'auteur nous fait partager la vie des Cancalais, les faisant parler dans le patois local et le jargon des marins.
On est captivé par les personnages de cette histoire, truffée de termes techniques très précis pour décrire les parcs à huitres, les bisquines et la navigation. La description de la tempête et des marins qui l'affrontent est un merveilleux exemple des qualités d'écriture de Roger Vercel.
Connaissant bien Cancale et sa région, j'ai beaucoup aimé les références aux différents lieux où se déroule cette histoire, véritable étude psychologique d'un conflit de famille et de générations.
La Yande, la mère de famille au caractère fort, s'oppose à son mari, Goulec, un alcoolique, à sa fille qui ne rêve que de Paris, et à son fils qui veut être mécanicien.
Ce livre est un chef d'oeuvre d'une grande profondeur qui, durant toute sa lecture, a captivé toute mon attention.
|
L'invention de Paris deEric Hazan
| Réalisé par
Hélène Salvetat |
le 04/02/2012 |
|
Ce livre n’est pas un roman, mais un récit. Il nous fait voyager dans l’histoire de France et dans Paris où on assiste aux migrations, à la mode, à l’apparition des micro villes (celles de Gavroche, Baudelaire, Doisneau etc), mais il met surtout, à l’honneur les anonymes qui « ont fait, défait et refait » notre capitale, au cours des siècles.
Les chapitres débutent par des citations d’auteurs. On trouve de temps en temps, quelques schémas de rues. Peu de dialogues, mais pas ennuyeux pour autant malgré des phrases relativement longues, mais toutefois d’un style simple. Ce récit est plein de vie et se lit facilement.
Par contre, il y a beaucoup de renvois explicatifs, ou qui présentent les auteurs qui ont servi de référence à Eric Hazan pour son livre. Tout cela, avec des petits (1) des petits (2), ce qui coupe la lecture.
Mais l’ensemble reste très agréable à lire, on voyage dans le temps, on voit Paris se construire, on retrouve des lieux connus, d’autres moins connus.
Il cite aussi des passages de livres d’autres auteurs dans le corps du texte (ex : Balzac, Jules Janin et bien d’autres) mais aussi fait référence à des œuvres de cinéma (ex : Les enfants du Paradis), enfin à tout ce qui peut faire un lien entre les œuvres artistiques et les quartiers de Paris à diverses époques.
Ce livre est une « balade » détaillée, très intéressante et enrichissante, que je conseille à tous les amoureux de Paris.
|
Le chat qui remontait la rivière deLilian Jackson Braun
| Réalisé par
MARYLIN EYCHENNE |
le 02/02/2012 |
|
Cette enquête, la vingtième cinquième, est menée par un trio de choc,
Qwilleran et ses deux siamois, Koko et Yom Yom.
Installés provisoirement à l'auberge Casse-Noisettes, dans le comté de Moose, les trois limiers vont découvrir tout à la fois un trafic d'or et de bois. Qwilleran va ressentir les affres de la jalousie enl'absence de Polly, sa compagne de cœur.
Koko et Yom Yom vont, quant à eux, prouver une fois de plus leur
perspicacité et leurs facultés surnaturelles en démêlant les écheveaux
de l'affaire.
Tout cela sur un fond de commérages, de vernissages, de reconstitutions
folkloriques, de tasses à moustaches.
Un vrai plaisir, à renouveler sans honte aucune...
|
|