Le billet polar de Claude |
|
Il y a quarante ans. Chez cet éditeur attaché aux «valeurs sûres», 1968 ne fut certes pas une année «révolutionnaire» au Fleuve Noir. Question présentation, des couvertures moins sombres sont adoptées, ainsi qu’un format en 250 pages (au lieu de 220). Néanmoins, furent publiés quelques romans qui méritent d’être lus ou relus. Brice Pelman venait d’entrer dans la collection Spécial-Police, avec «Borgne à tuer». Il raconta que ce ne fut pas un succès, car le roman sortit en plein mai-68.
|
C’est aussi à ce moment-là qu’André Lay crée son héros le commissaire Perello Vallespi, dans «Sacré Vallespi». San-Antonio, G.J.Arnaud, M.G.Braun, Peter Randa, Claude Rank et tous les auteurs-maison proposent toujours de solides romans. Quelques femmes sont présentes, sous des pseudos bien masculins : Mike Cooper (Choisir son mort), José Michel (A longue échéance), Georges Tiffany (La boutique aux pendues), ou la productive Mario Ropp (La nuit de l’araignée). Un cas particulier, tout de même : Léo Malet, avec «Drôle d’épreuve pour Nestor Burma». Voici une petite sélection de romans parus en cette année 1968 dans la collection Spécial-Police. Pour commencer, deux romans d’un auteur qu’on a bien tort d’oublier, car il était de ceux qui savaient raconter une histoire…
|