"A nos amours" de P.J. Wolfson publié en 1951 ( Série noire numéro 73) et traduit par marcel Duhamel ,patron et fondateur,de cette collection, peut être considéré comme un classique du genre.
Tout ce qui caractérise l'univers du roman noir de l'époque : plongée dans les bas fonds , univers de la pègre et des malfrats,violence de la société américaine, sont présents dans ce roman.
Malgré son titre français dépassé ( l'original...
"A nos amours" de P.J. Wolfson publié en 1951 ( Série noire numéro 73) et traduit par marcel Duhamel ,patron et fondateur,de cette collection, peut être considéré comme un classique du genre.
Tout ce qui caractérise l'univers du roman noir de l'époque : plongée dans les bas fonds , univers de la pègre et des malfrats,violence de la société américaine, sont présents dans ce roman.
Malgré son titre français dépassé ( l'original étant "bodies are dust" ) et contrairement à de nombreux ouvrages de cette collection souvent mal écrits , "A nos amours " , grâce au style plutôt classique de l'auteur, n'a pas pris une ride.
A New York pendant l'entre deux guerres , le capitaine Buck Saliote, suite à l'élection du nouveau maire, est nommé inspecteur-chef.
Peu regardant sur les moyens d'exercer sa profession et ne comptant pas stopper sa fulgurante carrière, celui-ci nous décrit son sordide environnement
Politiciens véreux, flics ripoux, trafics, rackets, chantages et extorsions sont monnaie courante. La ville est alors corrompue à tous les échelons.
Véritable panel de la société New Yorkaise de l'époque, le quotidien de l'inspecteur-chef nous décrit la réalité , le destin parfois tragique, de ses proches et de son entourage.
Jusqu'au jour ou confronté à une rencontre qui va le bouleverser , il n'hésitera à commettre l'irréparable pour assouvir sa volonté.
Malgré le côté salvateur de sa nouvelle existence , Buck Saliote découvrira alors que l'on ne se débarrasse pas impunément de son passé et qu'il vient un moment ou il faut solder les comptes.
Comptes chèrement payés qui laissent à l'issue de la lecture de ce roman un goût d'amertume que seul laissent les classiques de la littérature noire.