Le 19 octobre 1950, M. Aneurin Bevin, Ministre des Affaires Étrangères de sa Majesté britannique, était interpellé à la Chambre des Communes. En effet venait de paraître « L'affaire Cicéron », un livre qui révélait l'incroyable exploit de l'espion qui avait réussi à vivre durant des mois dans l'intimité de l'Ambassadeur d'Angleterre à Ankara. Grâce au récit de Moyzisch, l'Angleterre apprenait qu'un obscur valet de chambre avait pu envoyer à Berlin les secrets les mieux gardés de la stratégie alliée. Et parmi ces secrets, la date même du débarquement. Cette histoire, incontestablement la plus sensationnelle affaire d'espionnage de toute la guerre, apporte des révélations étonnantes sur la lutte souterraine que se livrent les services de renseignements. Et de plus elle prouve que somme toute l'espionnage est une arme à double-tranchant puisque les documents confidentiels que se procura Cicéron provoquèrent de violentes dissensions. dans l'entourage de Hitler.
A Bibliopoche:
Madame,Monsieur,
en 1944 j'avais 9 ans et mon pere faisait fonction de Consul de France a.i. de l943 jusqu'en 1948 en Turquie a Iskenderun(Hatay,ancienne Alexandrette). J'insistais a un des deplacements de mon pere a Ankara capitale de la Turquie ou il devait se rendre a l'Ambassade, d'aller avec lui. Incidemment mon pere avait du -pendant ce voyage- se rendre egalement a l'Ambassade d'Angleterre.Je l'y avais accompagne et attendu pendant ses entretiens.Ce fut justement le valet de chambre(Cicéron) de l'Ambassadeur de sa Majesté Britannique qui nous debarassa de nos paletots.Pour votre information l'Ambassadeur se nommait " Sir Knachbul Huguessen (l'orthographe peut ne pas etre correcte).Et le valet en question appelé dans le bouquin MOYZISCH etait Cicéron en personne qui fut retribué par l'Ambassade d'Allemagne en monnaie fausse.Les allemands pensaient que les renseignements(documents photographiés)étaient destinés a tromper les allemands sur le lieu et la date du débarquement en Normandie.Si je me souviens bien Cicéron,valet de chambre se nommait Elia Basna (ou Bazna) et était un citoyen turc d'origine Albanaise.Ce dernier se croyait riche ne sachant pas qu'il était soudoyé par les allemands en monnaie-fausse.Le seul argent qu'il pu gagner fut l'argent que lui payat l'editeur de son livre "Cicéron".
Cordialement
Claude Rigot