Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lors-que j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...
Source : Folio, Gallimard
Par :
raulet nolwenn Le :
19/05/2010
Le narrateur, un jeune homme venant de perdre sa mère, est montré dans ce livre comme un personnage particulier et totalement insensible.
En effet, il ne verse pas une larme durant l'enterrement de sa mère et le lendemain va batifoler avec sa petite amie, Marie. Mais même avec sa maîtresse , il reste comme étranger à celle-ci, totalement insensible. Ce personnage nous intrigue parce qu'il ne semble pas être acteur de...
Le narrateur, un jeune homme venant de perdre sa mère, est montré dans ce livre comme un personnage particulier et totalement insensible.
En effet, il ne verse pas une larme durant l'enterrement de sa mère et le lendemain va batifoler avec sa petite amie, Marie. Mais même avec sa maîtresse , il reste comme étranger à celle-ci, totalement insensible. Ce personnage nous intrigue parce qu'il ne semble pas être acteur de sa vie, mais reste passif.
Il mène une vie calme, de routine jusqu'au jour où il va assassiner quelqu'un de cinq balles. Il est alors reçu au tribunal, mais difficile de se défendre quant on explique que c'est à cause du soleil qu'on a tué...
Ce livre est touchant, la manière dont il est écrit est très originale et on comprend pourquoi A. Camus a
nommé son livre L'étranger. ( son personnage est étranger a toutes les personne qu'il côtoie, il paraît insensible...)
Ce classique est fascinant, notamment de part de la complexité de son personnage principal . Le style d'écriture est simple et donc ce roman accessible à tout âge.
Ce livre est tout simplement à lire.
Par :
raulet nolwenn Le :
19/05/2010
Le narrateur, un jeune homme venant de perdre sa mère, est montré dans ce livre comme un personnage particulier et totalement insensible.
En effet, il ne verse pas une larme durant l'enterrement de sa mère et le lendemain va batifoler avec sa petite amie, Marie. Mais même avec sa maîtresse , il reste comme étranger à celle-ci, totalement insensible. Ce personnage nous intrigue parce qu'il ne semble pas être acteur de...
Le narrateur, un jeune homme venant de perdre sa mère, est montré dans ce livre comme un personnage particulier et totalement insensible.
En effet, il ne verse pas une larme durant l'enterrement de sa mère et le lendemain va batifoler avec sa petite amie, Marie. Mais même avec sa maîtresse , il reste comme étranger à celle-ci, totalement insensible. Ce personnage nous intrigue parce qu'il ne semble pas être acteur de sa vie, mais reste passif.
Il mène une vie calme, de routine jusqu'au jour où il va assassiner quelqu'un de cinq balles. Il est alors reçu au tribunal, mais difficile de se défendre quant on explique que c'est à cause du soleil qu'on a tué...
Ce livre est touchant, la manière dont il est écrit est très originale et on comprend pourquoi A. Camus a
nommé son livre L'étranger. ( son personnage est étranger a toutes les personne qu'il côtoie, il paraît insensible...)
Ce classique est fascinant, notamment de part de la complexité de son personnage principal . Le style d'écriture est simple et donc ce roman accessible à tout âge.
Ce livre est tout simplement à lire.
Par :
Touzet Florence Le :
30/06/2006
Camus. Chaque ancien élève de notre belle école de la République a forcément lu au moins un livre de Camus.
Cet auteur, rangé parmi les incontournables de la littérature française, fait tellement partie de la culture collective que l'on a tous le sentiment de bien connaître ses héros. "L’étranger" par exemple; mais si bien sûr! Voyons, de quoi cela parlait déjà?
Avec un tel titre, sûrement de racisme, de différence...
Camus. Chaque ancien élève de notre belle école de la République a forcément lu au moins un livre de Camus.
Cet auteur, rangé parmi les incontournables de la littérature française, fait tellement partie de la culture collective que l'on a tous le sentiment de bien connaître ses héros. "L’étranger" par exemple; mais si bien sûr! Voyons, de quoi cela parlait déjà?
Avec un tel titre, sûrement de racisme, de différence, d'exclusion. Et de replonger mon nez dans les premières pages, persuadée que l'histoire va me sauter à la mémoire!
Surprise! Qui est donc ce personnage seul ou presque derrière le cercueil de sa mère, plombé par un soleil écrasant? Pas une larme, il fait trop chaud peut-être. Après tout, chacun sa douleur.
Non, décidément je n'ai pas lu ce livre. Une telle atmosphère m'aurait marquée. Je tourne les pages. J'essaie de rentrer dans son univers. Pourquoi est-il si difficile de pénétrer dans le cœur de ce héros, de partager ses sentiments –il n'exprime rien--, de crever cette carapace d'indifférence. De différence, en fait. Car ce qui le rend impersonnel c'est justement son universalité. Il vit sa vie et les évènements qui la traversent avec la plus grande authenticité sans chercher un seul instant à correspondre à des comportements sociaux convenus. Il ne pleure pas sa mère, il n'aime pas forcément d'amour la femme qu'il désire. Bref, il met mal à l'aise.
Cette attitude va le perdre. Cet homme ne sera pas condamné parce qu'il est coupable d'un crime mais parce qu'il n'est pas repentant. Quelqu'un qui ne laisse transparaître aucun état d'âme est un étranger à l'espèce humaine donc capable du pire.
Paradoxalement, ce livre dérange et réconforte à la fois. Il dérange dans le sens où l'on a assez souvent envie, au fil des pages, d'attraper le héros par les épaules et de le secouer violemment pour qu'il sorte enfin ce qu'il a dans le cœur. Mais il réconforte aussi. En effet, ne pas vivre une situation donnée selon les critères moraux de la société, chacun en a fait un jour ou l'autre l'expérience. Il ne serait pas sinon si difficile pour les avocats de trouver des excuses à l'inexcusable dans toutes les formes de dérives humaines.
On ne sort donc pas de cette lecture indemne. Mais peut-être n'est-ce dû qu'au violent contraste entre l'accablante et lumineuse chaleur de l'Algérie et la sombre profondeur de la prison de l"étranger".