En ce temps-là, vous n'aviez pas besoin de grand-chose pour être heureux, pas même d'une patte de lapin porte-bonheur, dit Hemingway dans un des chapitres de Paris est une fête. Ce temps merveilleux se situe entre 1921 et 1926, où le jeune écrivain s'est fixé au quartier Latin avec sa première femme, Hadley, et bientôt un « troisième larron », son fils " Mr. Bumby ".
Nulle ville mieux que Paris ne se prête à la vie de bohème. La chère est fine, le vin bon marché, les cafés hospitaliers et, après le travail, il n'y a guère de chemin à faire pour rencontrer les Américains célèbres des " années folles " implantés sur la Rive gauche, de Gertrude Stein - redoutable marraine de la génération perdue - à la charmante libraire de Shakespeare & Co., Sylvia Beach.
Dans cette chronique écrite avec trente ans de recul, on retrouve toute la saveur et la gai é des jours heureux où le journaliste de vingt-cinq ans se lançait dans la carrière de rornancier. C'était bien une fête perpétuelle et une joyeuse comédie qu'Ernest Hemingway a recréée dans son style fameux.
Source : Le Livre de Poche, LGF
Par :
Lombard Fanny Le :
28/02/2010
Dans les années 20, Ernest Hemingway, alors jeune journaliste, s'installe à Paris avec son épouse et leur bébé. Très vite, il abandonne son emploi de journaliste pour se consacrer à sa carrière d'écrivain et tenter de vendre ses nouvelles. La vie n'est pas facile, mais malgré le manque d'argent, le jeune couple mène une vie heureuse. Dans la ville lumière, entre Saint-Germain, Montparnasse et les quais de la Seine, d'une...
Dans les années 20, Ernest Hemingway, alors jeune journaliste, s'installe à Paris avec son épouse et leur bébé. Très vite, il abandonne son emploi de journaliste pour se consacrer à sa carrière d'écrivain et tenter de vendre ses nouvelles. La vie n'est pas facile, mais malgré le manque d'argent, le jeune couple mène une vie heureuse. Dans la ville lumière, entre Saint-Germain, Montparnasse et les quais de la Seine, d'une rue à l'autre et d'un café à l'autre, Hemingway côtoie d'autres artistes expatriés, notamment James Joyce, Gertrude Stein, Ezra Pound, Fitzgerald et sa femme Zelda... C'est dans ce Paris pittoresque et bohème que l'auteur nous invite à la promenade, partageant ses joies et ses difficultés de jeune écrivain, entre rencontres, découvertes et création.
Cet ouvrage, publié de manière posthume, tient à la fois du roman et de l'autobiographie, comme l'annonce Hemingway lui-même en préambule. On retrouve dans ce récit, composé de courts chapitres à la première personne, son style si caractéristique, simple et dépouillé, centré sur les faits sans chercher à analyser les personnages, fait de juxtaposition de phrases courtes, souvent reliées par la conjonction "et", qui entraînent le lecteur au cœur de l'action. Tout cela donne une série d'instantanés de la vie parisienne d'Hemingway, d'anecdotes alternant courses hippiques, voyages, rencontres avec d'autres auteurs...
Bien que je ne sois pas fan du style d'Hemingway, j'ai vraiment apprécié ce livre, et j'avais l'impression de suivre l'auteur pas à pas et de partager son expérience. J'ai également été sensible à son ironie, autant qu'au bonheur un peu naïf qui transparait au fil des pages, jusqu'à l'amertume nostalgique des dernières lignes. la façon dont il relate ses méthodes de travail et les anecdotes relatives à Ezra Pound ou James Joyce m'ont également passionnée. Mais, plus que tout, c'est le regard qu'il porte sur le couple Scott Fitzgerald / Zelda qui m'a fascinée... Enfin, j'ai trouvé dans cet ouvrage une vision passionnante du Paris des années 20. C'est donc une lecture indispensable pour qui souhaite se plonger dans cet aspect de la vie parisienne, ou simplement aborder l'œuvre de ce grand écrivain.
Par :
Bayet Laurie Le :
01/04/2008
« Paris est une fête » nous raconte le Paris de la « génération perdue », le Paris que Hemingway connut entre 1921 et 1926. Alors jeune écrivain marié à Hadley, Hemingway écrit des articles pour un journal, puis des nouvelles, attablé aux cafés parisiens avec l'alcool pour illustre compagnon. Hemingway nous livre ici ses errances désargentées, ses égarements dans les méandres du jeu, la faim qui le hantait, et...
« Paris est une fête » nous raconte le Paris de la « génération perdue », le Paris que Hemingway connut entre 1921 et 1926. Alors jeune écrivain marié à Hadley, Hemingway écrit des articles pour un journal, puis des nouvelles, attablé aux cafés parisiens avec l'alcool pour illustre compagnon. Hemingway nous livre ici ses errances désargentées, ses égarements dans les méandres du jeu, la faim qui le hantait, et les processus mêmes de son écriture, ou encore comment il chassa un futur critique raté de son café à lui et comment il rassura un ami sur sa virilité. Suivez-le, vous croiserez Joyce et Fitzgerald, et puis des femmes, Zelda la jalouse dépressive ou Gertrude Stein.
Jamais vous ne quitterez ce Paris bouillonnant d'odeurs, de personnages et de sons, qui « valait toujours la peine » et où l'on parlait américain à la Closerie des Lilas, le Paris de toute une époque qui surgit si nettement au fil de l'écriture. Car le style clair d'Hemingway, tout de juxtapositions expressives, ses longues phrases cadencées de virgules et de « et », s'emploient à vous envelopper dans son temps, à vous plonger tout entier dans l'ambiance si singulière d'un Paris effervescent. On aime être ainsi comme bercé par une mer d'une limpidité sans détour, régulièrement agitée de détails pittoresques qui surprennent et tiennent en éveil tous les sens : bribes de dialogues lancées à la volée, anecdotes pleines d'humour, le tout sur un ton parfaitement naturel qui cache un style savamment travaillé.
paris est une fête
11/11/2009
saea
Note :
génial je le conseille fortement pour tout age ce style epuré et sans ornement est simple et.....comme il faut