De l'autre côté de la Seine une coulée de quintessence enflammée atteint, dans les sous-sols de la caserne de Chaillot, ancien Trocadéro, le dépôt de munitions et le laboratoire de recherches des poudres. Une formidable explosion entrouvre la colline. Des pans de murs, des colonnes, des rochers, des tonnes de débris montent au-dessus du fleuve, retombent sur la foule agenouillée qui râle son adoration et sa peur, fendent les crânes, arrachent les membres, brisent les os. Un énorme bloc de terre et de ciment aplatit d'un seul coup la moitié des fidèles de la paroisse du Gros-Caillou. En haut de la Tour, un jet de flammes arrache l'ostensoir des mains du prêtre épouvanté.
J'ai lu ce roman pendant la guerre. C'est un véritable florilège de destruction à la suite de la disparition de l'électricité et de l'attirance physique des corps. L'humanité retombe dans le commencement des temps et est obligée de tout réinventer malgré l'opposition de certains. C'est véritablement hallucinant, mais passionnant !