Un avion s'abat sur une île du Pacifique : de la carlingue ne sortent vivants que les enfants qu'il transportait. Pour eux, qui ont entre cinq et douze ans, cette péripétie brutale prend un tour féerique, car il y a des fruits et de l'eau douce sur l'atoll, et même des cochons sauvages - de quoi subsister en attendant les secours mais, pour qu'ils viennent, il faut se signaler, faire du feu avec de la fumée. Ralph, un des aînés, est le seul avec Porcinet à en ressentir la nécessité.
Entretenir le signal, ramasser du bois, construire des cabanes pour s'abriter la nuit, autant de tâches qu'il essaie d'imposer une fois élu chef. Un conflit naît entre ce partisan de la sagesse et Jack Merridew à propos du feu que celui-ci a laissé éteindre pour aller chasser. Fier d'être le fournisseur de viande, Jack revendique le rôle de chef et provoque une scission. Avec ses camarades, il vole le feu de Ralph, puis le moyen d'en allumer : les lunettes de Porcinet.
Quand Ralph le rejoint dans la montagne pour exiger leur restitution, la crise éclate. Si l'aventure ne finit pas plus mal, c'est qu'il y a une Providence pour les enfants des hommes comme pour les hommes eux-mêmes dont William Golding propose ici une satire remarquable.
C'est un livre destiné normalement aux jeunes mais je trouve que l'auteur n'emploie pas de mots toujours simples et l'histoire je l'ai trouvée personnellement un peu macabre et crue. Moi en tout cas je n'ai pas aimé