> Auteur > Frédéric Pottecher

Frédéric Pottecher

Biographie : Du procès du maréchal Pétain aux procès de la guerre d'Algérie; des procès de la Libération aux Grandes Affaires d'assises qu'il a suivies pour l'O.R.T.F. et Europe N° 1 (1969-1979), Frédéric Pottecher, le plus célèbre des chroniqueurs judiciaires français, se penche sur son passé... A voix haute, c'est son enfance à Bussang, dans les Vosges, où son père, son grandpdre et surtout son oncle. le poète Maurice Pottecher ont créé, en 1895, le Théâtre du Peuple ; c'est aussi le Paris des années 20 à 30 où le jeune Vosgien finit ses études ; puis vient le temps des doutes et des essais : assureur, vendeur d'automobiles, comédien avec enthousiasme mais sans succès à l'école de Jouvet, de Pitoëff et de Dullin, Frédéric Pottecher découvre enfin sa vocation : le reportage ; Jean Piot et Victor Snell l'engagent à L'OEuvre. Il y rédige ses premiers a chiens écrasés a et signe ses premiers reportages. Promu ensuite par Pierre Lazareff, grand reporter à Paris-Soir, il court l'Europe, y explore les régions revendiquées par Hitler: les Sudètes, Dantzig, la Slovaquie et assiste à l'entrée des nazis dans Vienne. II avait aussi recherché Trotsky en Turquie et assisté à Belgrade aux obsèques du roi Alexandre de Yougoslavie.
En même tctnps le reporter fait jouer à l'Odéon, avec succès, une adaptation du Chien du Jardinier de Lope de Vega, et à Bussang dans ce Théâtre du Peuple, à l'ombre duquel il a grandi, une comédie villageoise : Le Laboureur et ses enfants. Fait prisonnier en juin 1940, au Donon - dans les Vosges -il rentre en juillet 1941 en France. N'ayant pas le goût de la défaite, refusant la collaboration directe ou indirecte avec l'ennemi, il passe en Corse puis au Liban, où il devient pour la France Libre éditorialiste de Radio-Levant. De retour à Paris, en octobre 1944, après avoir parcouru la Syrie, l'Egypte, la Palestine et enfin l'Algérie, il devient chroniqueur judiciaire de la Radio d'Etat, puis de la Télévision.
En même temps il effectue pour la Télévision le seul et unique reportage qui ait jamais été fait sur les prisons. L'alcoolisme, la condition des vieillards et les hôpitaux ont fait l'objet d'autres reportages.
A voix haute est un récit très ample, nourri de portraits, d'aventures et d'anecdotes émouvantes, ou d'une grande drôlerie; on y voit défiler les célébrités de ce siècle - hommes politiques, avocats, artistes, écrivains, acteurs - et les êtres les plus anonymes. Tous égaux et tous présentés avec un merveilleux don de conteur et cette passion de l'humain qui habite et anime cet inlassable adversaire de la peine de mort qu'est Frédéric Pottecher.

Source : Le Livre de Poche, LGF

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