> Editions Minuit

Minuit

Coordonnées :
7 Rue Bernard Palissy

Code postal : 75006

Ville : Paris

Téléphone : 01 44 39 39 20

Fax : 01 45 44 82 36

Site internet : http://www.leseditionsdeminuit.fr
Quelques mots :
Un jour de 1941, à Paris, en pleine occupation allemande, un dessinateur, Jean Bruller, et un écrivain, Pierre de Lescure, décidèrent de fonder une maison d’édition clandestine. Ainsi naquirent les Éditions de Minuit. Le premier livre publié, Le silence de la mer, de Vercors (pseudonyme de Jean Bruller), commencera à circuler de main en main en octobre 1942. Déjà, aidés par Jean Paulhan, les éditeurs s’étaient mis en quête de nouveaux manuscrits. Un volume collectif, Chroniques interdites, paraissait en avril 1943. Un autre, L’honneur des poètes, en juillet, rassemblait des poèmes recueillis par Paul Eluard. Le cahier noir, de François Mauriac, était publié en août, Le musée Grévin, d’Aragon, en septembre.
Jusqu’à la libération de Paris, les Éditions de Minuit firent ainsi paraître, grâce à une poignée d’imprimeurs courageux, une vingtaine de plaquettes où se retrouvaient, sous des pseudonymes, quelques-uns des plus grands écrivains français, d’Eluard et Aragon à Maritain et Mauriac, en passant par Paulhan, Chamson, Gide, et même John Steinbeck, pour la première traduction française intégrale de The Moon is down (Nuits noires).

Dans le même esprit, les Éditions de Minuit publieront plus tard Premier combat, de Jean Moulin (1947), Un camp très ordinaire, de Micheline Maurel (1957), La nuit, d’Elie Wiesel (1958), la réédition de L’univers concentrationnaire, de David Rousset (1965) et, dans la collection « Documents », la série d’Auschwitz et après, de Charlotte Delbo (1970). A l’occasion du cinquantième anniversaire de leur fondation, les Éditions de Minuit ont publié La bataille du silence, de Vercors, où il raconte les années de la guerre et de la libération.

La libération de la France allait permettre aux Éditions de Minuit de sortir de la clandestinité. Mais, en même temps, elle les forçait à se plier aux règles du système économique. En dépit du succès commercial du Silence de la mer, la société anonyme fondée en 1945 par Vercors se heurtera d’emblée (et jusque vers 1956) à de graves problèmes financiers.
Non point que l’activité de la maison fût nulle, ni ses choix aberrants. C’est ainsi que, sous l’impulsion de Georges Lambrichs, on y publiait, en 1947, des œuvres de Georges Bataille, François Boyer (dont Les jeux interdits allaient donner lieu à un film célèbre), Henri Calet, André Dhôtel, Arthur Miller, Dylan Thomas ; en 1948, Karl Jaspers, Pierre Klossowski, Henri Thomas... Mais les tirages restaient modestes et, cette même année 1948, à la suite de difficultés résultant d’une succession d’exercices déficitaires, Vercors abandonnait la présidence de la société et quittait la maison. La direction de l’entreprise sera dès lors assurée par Jérôme Lindon, qui y occupait jusque-là, depuis dix-huit mois, les fonctions de chef de fabrication. A la mort de Jérôme Lindon, en avril 2001, c'est sa fille Irène, qui prend la direction de la maison.

Au cours des trois années suivantes seront publiés, avec des fortunes diverses, des essais de Georges Bataille, Maurice Blanchot, Jean Cassou, Jean Fourastié, Jean Paulhan. En 1951, au moment où la maison s’installe rue Bernard-Palissy, à Saint-Germain-des-Prés, elle fait paraître trois volumes fort différents qui ouvriront chacun la voie à un secteur spécifique de son activité future :
- le premier ouvrage de Jacques Hillairet, Évocation du vieux Paris, à l’origine du Dictionnaire historique des rues de Paris ;
- un pamphlet de Jean Paulhan, la Lettre aux directeurs de la Résistance, dans la nouvelle collection « Documents » ;
- enfin, un premier roman d’un auteur inconnu : Molloy, de Samuel Beckett.



Maison d'édition toujours en activité.
Collections :
Nom de la collection Nb de livres références
Documents

5

Double

87

Les Grandes Réussites Françaises

18

Minuit Poche divers

9

Reprise

16