Dans un premier temps Yéchoua de Nazareth attend dans le jardin des oliviers à Jérusalem, que l’on vienne le chercher pour le mener au supplice.
Dans un second temps, trois jours plus tard, Pilate, gouverneur de la province romaine de Judée mène l’enquête quant à la mystérieuse disparition du cadavre de Yéchoua.
La première partie du livre est racontée par Yéchoua lui-même. Il évoque le mystère qui a fait de lui, fils...
Dans un premier temps Yéchoua de Nazareth attend dans le jardin des oliviers à Jérusalem, que l’on vienne le chercher pour le mener au supplice.
Dans un second temps, trois jours plus tard, Pilate, gouverneur de la province romaine de Judée mène l’enquête quant à la mystérieuse disparition du cadavre de Yéchoua.
La première partie du livre est racontée par Yéchoua lui-même. Il évoque le mystère qui a fait de lui, fils de menuisier sans histoires, un faiseur de miracle, un magicien, un « fils de Dieu » presque malgré lui. Puis dans la seconde partie, l’enquête de Ponce Pilate est menée à travers une relation épistolaire qu’il entretient avec son ami Titus, empereur romain. Il y évoque cette disparition qu’il ne comprend pas, et son ressenti vis-à-vis de Yéchoua.
Le roman est suivi du Journal d’un roman volé, qui est en quelque sorte la genèse de l’Evangile selon Pilate, cette partie, qui n’est pas vraiment une nouvelle se lit à la fin du livre et nous explique comment cette histoire s’est construite, l’auteur nous livre ses doutes, ses questionnements, les limites qu’il ne voulait pas dépasser.
Une fois de plus, Eric-Emmanuel SCHMITT nous offre une histoire hors du commun. Une fois de plus il nous suggère sa propre vision des choses. Les Evangiles sont des écrits qui relatent la vie et/ou le message de Jésus de Nazareth, et ici, l’auteur nous livre SON évangile à travers le récit de Ponce Pilate, reconnu tout de même selon le Nouveau Testament pour avoir ordonné la crucifixion de Jésus.
L’auteur a su s’arrêter à temps pour ne pas faire de ce roman un texte trop porté sur la religion, pour moi il arrive à ne blesser aucune conscience dans ses propres croyances, tout est très bien dosé et parfaitement maîtrisé pour permettre au lecteur d’imaginer la résurrection de Jésus sous un autre angle, c’est-à-dire sous la vision d’un gouverneur romain et non d’un de ses disciples.
Je vous conseille donc la lecture de ce livre, mais je vous conseille également celle de La Part de l’Autre, du même auteur. Sur le même principe, celle d’une réalité différente sur un sujet sensible, Eric-Emmanuel SCHMITT imagine la vie qu’aurait pu mener Hitler s’il n’avait pas était refoulé au concours d’entrée des beaux-arts. Comme on dit, « avec des si, on mettrait Paris en bouteille », mais il est toujours bon de se prendre à imaginer une réalité différente…